Dans Je crois que je l'aime, Vincent Lindon parle mandarin avec ses clients chinois, tandis que Sandrine Bonnaire parle japonais couramment avec son ami sumotori et répond "moshi moshi" (allo allo) au téléphone ; elle parle aussi italien, et Vincent Lindon parle américain avec ses avocats new-yorkais.
En Mi kredas, ke mi amas ŝin, Vincent Lindon parolas mandarine kun siaj ĉinaj klientoj, dum Sandrine Bonnaire parolas la japanan flue kun sia sumotoro-amiko!, kaj respondas "moŝi moŝi" (ha lo ha lo) je la telefono ; ŝi parolas la italan ankaŭ, kaj Vincent Lindon parolas usonangle kun siaj novjorkaj advokatoj.
Dans Odette Toulemonde, Balthazar Balsan (Albert Dupontel), l'écrivain populaire mal-aimé des critiques littéraires, réfugié chez Odette (Catherine Frot), en regardant quelques secondes un film japonais en VO sous-titrée sur Arte, s'exclame dépité "c'est mal traduit !"
En Odette Toulemonde, Balthazar Balsan, popoleca verkisto malŝatata de la literaturaj kritikistoj, fuĝinte ĉe Odette, ekrigardante japanan filmon en originala versio kun subteksto, ekkrias seniluziigita "estas malbone tradukita !"
Dans Click, Adam Sandler, qui peut à l'aide d'une télécommande accélérer les moments désagréables de sa vie, s'amuse avec celle-ci lors d'une réunion dans son entreprise. Il peut aussi changer la langue. Son patron se met ainsi à parler espagnol à l'assemblée.
En Click, Adam Sandler kiu povas helpe de teleregilo plirapidigi la malagrablajn momentojn de sia vivo, amuziĝas dum kunsido en sia kompanio. Li povas ŝanĝi la lingvon ankaŭ. Sia estro tiel ekparolas hispane al ĉiuj aŭskultantoj.
La Science des rêves joue aussi sur les différences de langue de ses protagonistes, surtout quand c'est Alain Chabat qui s'exprime. Même si le fait que tous, bien qu'ils soient tous français vivant à Paris - sauf un - se sentent obligés de parler anglais, car l'un, hispanophone, parle mal le français, ne m'amuse pas, bien au contraire.
La filmo La scienco de sonĝoj ankaŭ ludas pri la diferencoj inter la lingvoj de la filmanoj, ĉefe kiam Alain Chabat esprimas sin. Tamen, la fakto ke ĉiuj, kvankam ili estas francoj vivantaj en Parizo - krom unu - sentas sin devigataj paroli angle, ĉar unu, hispanparolanto, malbone parolas france, ne amuzas min, tute male.
Dans Didier, le même Alain Chabat est tordant quand il parle en chien.
En Didier, la sama Alain Chabat estas amuzega, kiam parolas hunde
Si vous pensez à d'autres moments amusants dans des films grâce aux langues, aux différences de langues, aux incompréhensions, aux personnages parlant beaucoup trop bien une langue pourtant rare, n'hésitez pas à commenter. L'article pourra de cette manière être enrichi. Merci d'avance.
Se vi ekmemoras pri aliaj amuzaj momentoj en filmoj dank'al lingvoj, al lingvo-diferencoj, al miskomprenoj, al homoj parolantaj multe tro bone lingvojn eĉ maloftajn, ne hezitu komenti. Tiel la artikolo povos esti pliriĉigota. Antaŭdanke.
26.2.07
Dans les pub-elles (1) : flughavena kafo / café à l'aéroport
Ancien titre : "Coup de coeur du mois : Olga Kurylenko"Elle s'appelle Olga Kurylenko, elle illumine une pub pour un café, dernier film d'une série de pubs pour un café qui ne choisit habituellement pas ses modèles par hasard.
ŝi nomiĝas Olga Kurylenko, belas, venas el Ukrainio.
Elle a joué aussi dans un des courts de "Paris, je t'aime" (une vampire dans "Quartier de la Madeleine"), dans "Le Serpent".
L'article sur la pub pour le café
Son site internet
Voir la pub sur wideo.fr, ou sur kewego.fr, ou sur vidéo france2
Sa fiche Allociné
Une jolie présentation dans Evene
25.2.07
Les folioscopes dans l'arène
Depuis le 20 janvier 2007, les folioscopes sont à l'honneur dans la ville de Rennes.
C'est quoi donc, un folioscope ? Voir par exemple ici les explications, l'historique de quelques techniques d'animation, et l'histoire du folioscope uniquement.

Incité par une brève dans Télérama, je me suis rendu à Rennes les 23 et 24 février 2007. Petit bilan :
Les moins :
Les plus :
Pourquoi folioscope vaut mieux que flip book
Le collectionneur Pascal Fouché, détenteur de la plus riche collection au monde (environ 3700 exemplaires), répond, dans le numéro spécial de la revue Semaine consacré à l'événement, à une question déjà orientée :
- Pourquoi est-ce le terme anglais qui a prévalu dans la désignation française de l'objet ? Le terme français de folioscope a, il est vrai, un côté un peu désuet !
- Oui, et surtout il n'est pas explicite. "Flip book", c'est un livre que vous feuilletez ; "folioscope" c'est une adjonction de mots latins et grecs, personne ne comprend à quoi cela renvoie. En allemand, le terme employé aujourd'hui, Daumenkino, est efficace : Daumen, c'est le pouce, Kino, c'est le cinéma. Aux Etats-Unis, il existait des flip books qui s'appelaient thumb cinema, cinéma avec le pouce, on retrouve la même idée.
Une mauvaise foi sidérante ! Comment peut-on oser dire que "flip book" est plus parlant que "folioscope" ?!! Faites un test, demandez autour de vous comment s'appelle l'objet, en le montrant. Combien connaissent le terme ? Surtout, dans la population française, combien connaissent le sens du verbe "to flip" ? Même moi, qui ai un niveau pas trop bas d'anglais, je connaissais pas.
Alors que "folio" fait penser à la collection de livres, ou bien à un portfolio, ou à une feuille.
Et "scope", c'est un suffixe très répandu, venant du grec certes, mais qui a servi à créer un grand nombre de mots en français. Voir liste plus bas. A une époque où on n'avait pas peur de créer des néologismes français, au lieu de reprendre servilement des termes anglais existants.
En plus, "flipper" en français, ça existe déjà, en langue populaire, ça signifie avoir peur.
Et en anglais, un flipper, c'est un billard électronique ! Pas un amateur de flip (books).
Les mots en -scope
On voudrait tuer la langue française, remplacer les mots français par des mots anglais, on ne s'y prendrait pas autrement. Dire que le terme français est désuet, ça fait penser à tous ceux pour qui la langue française est une langue du passé, et seule la langue anglaise, ou anglo-américaine, représente la modernité. Heureusement que "folioscope" vit sa vie, est toujours employé, voir le nombre non négligeable de pages internet l'utilisant.
D'autres propositions de nom pour le folioscope

L'événement durant jusqu'au 22 avril, jour de ma fête :), je vais peut-être retenter ma chance, dans quelques semaines.
Annexe : quelques adresses incontournables
Heeza - LA référence en France pour en trouver (à Paris)
Le site de Pacal Fouché - Intéressant qu'on peut en voir en animation
Schacks - Un très bon éditeur allemand, qui ne présente pas que les siens
Olga Editions - Des folioscopes suisses originaux (images d'un côté, texte de l'autre)
L'événement à Rennes jusqu'au 22 avril 2007
C'est quoi donc, un folioscope ? Voir par exemple ici les explications, l'historique de quelques techniques d'animation, et l'histoire du folioscope uniquement.
Incité par une brève dans Télérama, je me suis rendu à Rennes les 23 et 24 février 2007. Petit bilan :
Les moins :
- il a plu beaucoup, beaucoup trop. Pour quelqu'un qui est quasi allergique à la pluie, facile d'arriver à trop de pluie.
- les lieux d'exposition étaient à mon avis trop éparpillés. L'événement aurait gagné beaucoup à une concentration de toutes les expos sur un seul lieu.
- un être vous manque, et la galerie Lendroit est fermée les 2 jours pendant lesquels j'étais venue exprès à Rennes . Résultat : pas possible d'acheter un seul nouveau folioscope. J'en avais plus dans mes poches (afin de les faire dédicacer ou de les montrer) que j'ai pu en acquérir dans toute la ville pendant les 2 jours !
- l'expo à la Bibliothèque des Champs Libres était plutôt famélique, maigrichonne : 3-4 vitrines, réparties entre les 4ème, 5ème et 6ème étage, seulement 2 exemplaires - connus - feuilletables.
- l'affiche vantant l'événement n'a rien de parlant, elle est certes mystérieuse, mais ceux qui ne connaissent pas, ne comprennent pas de quoi il s'agit.
- enfin, et surtout, le terme choisi (flip book) est malheureux. Voir plus bas.
Les plus :
- l'expo à l'Orangerie de Thabor était malgré tout assez impressionnante, par la quantité de folioscopes exposés. Même si les pauvres étaient en quelque sorte en cages. Voir les photos.
- le buffet avec boissons, cacahuètes, biscuits, c'était sympa :)
- quelques uns étaient intéressants : historiques, publicitaires, du monde du cinéma, du sport... Pas que des modèles commerciaux, connus. De véritables antiquités.
- l'expo à la MJC Grand Cordel était intéressante aussi. Elle montrait les folioscopes envoyés dans le cadre du concours. Certains étaient pas mal du tout, et n'ont rien à envier à ceux qui sont sur le marché actuellement.
Pourquoi folioscope vaut mieux que flip book
Le collectionneur Pascal Fouché, détenteur de la plus riche collection au monde (environ 3700 exemplaires), répond, dans le numéro spécial de la revue Semaine consacré à l'événement, à une question déjà orientée :
- Pourquoi est-ce le terme anglais qui a prévalu dans la désignation française de l'objet ? Le terme français de folioscope a, il est vrai, un côté un peu désuet !
- Oui, et surtout il n'est pas explicite. "Flip book", c'est un livre que vous feuilletez ; "folioscope" c'est une adjonction de mots latins et grecs, personne ne comprend à quoi cela renvoie. En allemand, le terme employé aujourd'hui, Daumenkino, est efficace : Daumen, c'est le pouce, Kino, c'est le cinéma. Aux Etats-Unis, il existait des flip books qui s'appelaient thumb cinema, cinéma avec le pouce, on retrouve la même idée.
Une mauvaise foi sidérante ! Comment peut-on oser dire que "flip book" est plus parlant que "folioscope" ?!! Faites un test, demandez autour de vous comment s'appelle l'objet, en le montrant. Combien connaissent le terme ? Surtout, dans la population française, combien connaissent le sens du verbe "to flip" ? Même moi, qui ai un niveau pas trop bas d'anglais, je connaissais pas.
Alors que "folio" fait penser à la collection de livres, ou bien à un portfolio, ou à une feuille.
Et "scope", c'est un suffixe très répandu, venant du grec certes, mais qui a servi à créer un grand nombre de mots en français. Voir liste plus bas. A une époque où on n'avait pas peur de créer des néologismes français, au lieu de reprendre servilement des termes anglais existants.
En plus, "flipper" en français, ça existe déjà, en langue populaire, ça signifie avoir peur.
Et en anglais, un flipper, c'est un billard électronique ! Pas un amateur de flip (books).
Les mots en -scope
- caméscope
- cinémascope
- horoscope
- kaléidoscope
- magnétoscope
- microscope
- périscope
- rotoscope (technique d'animation, on est dans le même domaine que le folioscope donc)
- stéthoscope
- téléscope
- trombinoscope
On voudrait tuer la langue française, remplacer les mots français par des mots anglais, on ne s'y prendrait pas autrement. Dire que le terme français est désuet, ça fait penser à tous ceux pour qui la langue française est une langue du passé, et seule la langue anglaise, ou anglo-américaine, représente la modernité. Heureusement que "folioscope" vit sa vie, est toujours employé, voir le nombre non négligeable de pages internet l'utilisant.
D'autres propositions de nom pour le folioscope
- foliopouce
- cinépouce
- cinépoche
- livre animé
L'événement durant jusqu'au 22 avril, jour de ma fête :), je vais peut-être retenter ma chance, dans quelques semaines.
Annexe : quelques adresses incontournables
Heeza - LA référence en France pour en trouver (à Paris)
Le site de Pacal Fouché - Intéressant qu'on peut en voir en animation
Schacks - Un très bon éditeur allemand, qui ne présente pas que les siens
Olga Editions - Des folioscopes suisses originaux (images d'un côté, texte de l'autre)
L'événement à Rennes jusqu'au 22 avril 2007
Inscription à :
Articles (Atom)
